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Greffe d’utérus : une Britannique accouche grâce à un don post-mortem, une première

Camille par Camille
01/03/2026
dans Bien-Être, Santé
Temps de lecture : 14 minutes de lecture

Une révolution médicale au Royaume-Uni : la naissance de l’espoir 🌟

Au cœur du système de santé britannique, un événement rare vient bouleverser la médecine reproductive. Cette naissance marque un tournant décisif, car elle représente seulement le troisième cas européen de naissance consécutive à une greffe d’utérus issue d’une donneuse décédée. Le Brésil avait ouvert la voie en 2017 avec la première naissance mondiale dans ce contexte, mais les tentatives précédentes aux États-Unis, en République tchèque et en Turquie s’étaient soldées par des échecs.

Le parcours bouleversant de Grace Bell

L’histoire de Grace Bell débute sur une note particulièrement sombre. Adolescente, elle reçoit un diagnostic qui bouleverse son avenir : elle ne pourra jamais porter d’enfant. La cause ? Le syndrome de Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser (MRKH), une affection congénitale touchant environ 1 femme sur 5 000. Cette anomalie se caractérise par l’absence ou le sous-développement de l’utérus et du vagin, alors que les ovaires fonctionnent normalement.

Pourtant, portée par une détermination sans faille et soutenue par les avancées de la médecine reproductive, Grace Bell a pu franchir les obstacles. En avril 2025, le Royaume-Uni accueillait déjà son premier bébé né d’une transplantation utérine entre sœurs vivantes. Quelques mois plus tard, c’est au tour de Grace de donner naissance grâce à l’organe d’une donneuse décédée, démontrant ainsi la viabilité de cette approche alternative.

Une prouesse chirurgicale de sept heures

Le protocole médical n’a rien laissé au hasard. L’intervention chirurgicale, pilotée par l’équipe de Womb Transplant UK, s’est étendue sur sept heures intenses. Sous la direction du chirurgien gynécologue Richard Smith et la coordination de la transplanteuse Isabel Quiroga, l’équipe a dû reconnecter méticuleusement l’utérus et sa vascularisation complexe avec le système de la receveuse.

“Aucune parole ne suffira jamais à remercier ma donneuse et sa famille”, confie Grace Bell, traduisant l’émotion et la gratitude qui accompagnent cette extraordinaire aventure médicale.

Après la greffe, des traitements hormonaux ont permis d’induire les règles chez Grace – un moment que beaucoup de femmes atteintes de MRKH décrivent comme l’un des plus beaux jours de leur vie. Une fécondation in vitro a ensuite mené à la grossesse tant espérée, couronnée par la naissance d’un petit garçon en parfaite santé.

Le syndrome MRKH : quand l’utérus fait défaut dès la naissance

Comprendre cette anomalie congénitale

Le syndrome de Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser demeure méconnu du grand public, malgré sa prévalence non négligeable. Cette anomalie congénitale affecte le développement du système reproducteur féminin durant la vie fœtale. Les femmes atteintes possèdent des ovaires fonctionnels et une production hormonale normale, mais l’absence d’utérus les empêche de mener une grossesse.

Le diagnostic intervient généralement à l’adolescence, lorsque les premières règles tardent à apparaître. Cette révélation peut être psychologiquement dévastatrice pour les jeunes femmes, qui doivent alors faire le deuil d’une maternité qu’elles imaginaient naturelle. L’impact psychologique est considérable : sentiment d’incomplétude, questionnements sur la féminité, difficultés dans les relations amoureuses.

Bon à savoir 💡 : Le syndrome MRKH n’affecte pas la production d’hormones sexuelles. Les femmes concernées développent normalement leurs caractères sexuels secondaires (seins, pilosité) et peuvent avoir une vie sexuelle épanouie après la création chirurgicale d’un néo-vagin.

Les alternatives jusqu’ici disponibles

Avant l’avènement de la greffe d’utérus, les femmes atteintes de MRKH ou ayant subi une hystérectomie disposaient de solutions limitées pour devenir mères :

  • L’adoption : une démarche généreuse mais souvent longue et complexe administrativement
  • La gestation pour autrui (GPA) : interdite en France mais autorisée dans certains pays, elle soulève de nombreuses questions éthiques
  • Le recours aux ovocytes : possible pour créer des embryons, mais nécessitant une porteuse gestationnelle

Ces alternatives, bien que précieuses, ne permettent pas de vivre l’expérience de la grossesse, un élément fondamental du désir de maternité pour de nombreuses femmes.

Don post-mortem vs don vivant : deux approches, deux philosophies 💝

La transplantation utérine peut s’effectuer selon deux modalités distinctes, chacune présentant ses avantages et ses contraintes spécifiques.

Les greffes avec donneuses vivantes : l’expérience française

La majorité des naissances réussies après greffe d’utérus proviennent de donneuses vivantes, souvent des mères ou des sœurs de la receveuse. La France a d’ailleurs exclusivement privilégié cette approche depuis la première greffe réalisée le 31 mars 2019 à l’hôpital Foch de Suresnes par l’équipe du Pr Jean-Marc Ayoubi.

La Suède, pionnière dans ce domaine sous l’impulsion du professeur Mats Brännström à l’université de Göteborg, a réalisé la première naissance réussie en 2014. Sur les neuf premières greffes suédoises avec donneuses vivantes, sept ont été couronnées de succès, menant à huit naissances d’enfants en bonne santé – un taux de réussite remarquable d’environ 66%.

L’avantage majeur des donneuses vivantes réside dans la possibilité de planifier minutieusement l’opération et d’effectuer des examens préalables approfondis pour garantir la compatibilité et la qualité de l’utérus. Cependant, cette approche présente des risques chirurgicaux importants pour la donneuse : lésions internes, hémorragies, thromboses. L’intervention peut durer jusqu’à 10 heures pour le prélèvement seul.

Les avantages du don post-mortem

Le recours à des donneuses décédées élargit considérablement le bassin de donneuses potentielles et élimine totalement les risques chirurgicaux pour une personne vivante. Le prélèvement est également simplifié, car il n’y a pas la même préoccupation de préserver les tissus environnants que chez une donneuse vivante.

La première naissance mondiale issue d’une greffe d’utérus provenant d’une donneuse décédée a eu lieu au Brésil en décembre 2017, après une transplantation réalisée en septembre 2016. L’opération de transplantation avait duré plus de 10 heures et consistait à reconnecter méticuleusement l’utérus et sa vascularisation avec le système de la receveuse.

Au Royaume-Uni, le programme INSITU explore activement cette voie et prévoit dix interventions supplémentaires, financées par une fondation et rendues possibles grâce à l’engagement bénévole des équipes médicales. Cette approche pourrait démocratiser l’accès à la greffe d’utérus en réduisant les coûts et en augmentant la disponibilité des organes.

Tableau comparatif des deux approches

Critère Donneuse vivante Donneuse décédée
Disponibilité Limitée (famille proche) Potentiellement plus large
Risques pour la donneuse Élevés (chirurgie lourde) Aucun
Planification Optimale Dépend de la disponibilité
Qualité de l’organe Évaluée en amont Variable
Taux de réussite ~66% En amélioration
Coût Élevé Potentiellement réduit
Aspects éthiques Pression familiale possible Respect du consentement présumé

Illustration

Le protocole médical : un parcours long et complexe

La greffe d’utérus ne s’improvise pas. Elle nécessite un parcours médical rigoureux, jalonné de multiples étapes et d’examens approfondis.

Les étapes préalables à la greffe

Avant même d’envisager la transplantation, les candidates doivent passer par un processus de sélection strict. En France, ce parcours inclut :

  • Des examens médicaux complets pour s’assurer de l’aptitude physique à supporter la greffe et une grossesse ultérieure
  • Des entretiens psychologiques pour évaluer la motivation, la stabilité émotionnelle et la compréhension des enjeux
  • Des comités d’éthique qui examinent chaque dossier individuellement
  • Une évaluation de la donneuse (dans le cas d’un don vivant) pour garantir son consentement libre et éclairé

Ce processus peut s’étendre sur plus de deux ans, comme ce fut le cas pour Océane, 30 ans, qui a bénéficié de la troisième greffe d’utérus en France en octobre 2023 grâce au don de sa mère.

La fécondation in vitro : une nécessité

Les trompes de Fallope ne sont généralement pas greffées lors de la transplantation utérine, rendant impossible une conception naturelle. Les candidates doivent donc obligatoirement recourir à la fécondation in vitro (FIV) pour obtenir une grossesse.

Cette étape intervient avant la greffe : les ovocytes sont prélevés, fécondés en laboratoire avec les spermatozoïdes du partenaire, puis les embryons sont congelés. Cette stratégie permet de disposer d’embryons prêts à être implantés dès que l’utérus greffé sera prêt à les accueillir, généralement environ un an après la transplantation.

Le traitement immunosuppresseur : un passage obligé

Comme pour toute greffe d’organe, un traitement immunosuppresseur lourd est indispensable pour prévenir le rejet. Ce traitement doit être pris quotidiennement et fait l’objet d’une surveillance médicale étroite.

Les immunosuppresseurs présentent des effets secondaires non négligeables : toxicité rénale, risque accru de cancer, diabète, infections opportunistes. C’est pourquoi l’utérus greffé est généralement retiré après une ou deux grossesses réussies, permettant à la femme d’arrêter ce traitement contraignant.

Bon à savoir 💡 : Pendant la grossesse, le traitement immunosuppresseur est ajusté pour protéger à la fois la mère et le fœtus. Les bébés nés après greffe d’utérus sont systématiquement suivis pour détecter d’éventuels effets à long terme, bien qu’aucun problème majeur n’ait été rapporté à ce jour.

Les questions éthiques et légales soulevées par cette pratique ⚖️

La transplantation utérine, bien que prometteuse, navigue dans un territoire éthique et légal complexe, particulièrement lorsqu’elle implique un don d’organes post-mortem.

Le cadre juridique du don d’organes en France et au Royaume-Uni

En France, la législation en matière de don d’organes repose sur le principe du consentement présumé, établi par la loi Caillavet de 1976 et renforcé par les lois de bioéthique de 2004 et 2016. Toute personne est considérée comme consentante au don de ses organes après son décès, à moins d’avoir exprimé son refus de son vivant.

Le refus peut être enregistré sur le Registre national des refus ou communiqué oralement ou par écrit à ses proches. En cas de décès, l’équipe médicale consulte d’abord ce registre ; si le défunt n’y est pas inscrit, les proches sont interrogés pour savoir s’il avait exprimé une opposition.

Les dons sont régis par les principes de gratuité et d’anonymat. Pour les mineurs, le consentement écrit des deux titulaires de l’autorité parentale ou du tuteur est indispensable.

Au Royaume-Uni, le système est similaire depuis 2020 en Angleterre (opt-out system), bien que l’Écosse et le Pays de Galles aient adopté ce système plus tôt. Le consentement présumé s’applique, sauf opposition explicite enregistrée.

Les dilemmes éthiques : entre espoir et prudence

La greffe d’utérus se distingue des autres transplantations car l’organe n’est pas vital pour la survie de la receveuse, mais vise à permettre la gestation et la naissance. Cette particularité modifie profondément l’analyse des risques et des bénéfices.

Plusieurs questions éthiques se posent :

La pression sur les donneuses vivantes : Dans le cas d’un don vivant, existe-t-il une pression psychologique, notamment familiale, sur la donneuse ? Comment garantir que son consentement est totalement libre et éclairé, sans culpabilité ni obligation morale ?

Le devenir de l’enfant : Quelles sont les conséquences physiques et psychologiques à moyen et long terme pour l’enfant né d’un utérus transplanté ? L’impact des traitements immunosuppresseurs sur le fœtus et la mère pendant la grossesse est-il suffisamment documenté ?

L’alternative à la GPA : La greffe d’utérus est parfois présentée comme une alternative éthique à la gestation pour autrui (GPA), particulièrement dans les pays où la GPA est interdite comme en France ou en Suède. Mais cette comparaison est-elle pertinente, sachant que la greffe implique des risques médicaux significatifs pour la receveuse ?

L’allocation des ressources médicales en question

Dans un contexte de pénurie généralisée d’organes, la greffe d’utérus soulève des interrogations légitimes sur l’allocation des ressources médicales. Faut-il prioriser des greffes non vitales alors que des patients attendent des organes vitaux (cœur, foie, reins) ?

Cette question est d’autant plus sensible que les greffes d’utérus sont extrêmement coûteuses et mobilisent des équipes médicales hautement spécialisées pendant de longues heures. Cependant, les défenseurs de cette technique soulignent qu’elle répond à un besoin psychologique et social profond, et que le désir de maternité est un droit fondamental.

Des témoignages qui redonnent espoir 💬

Au-delà des considérations médicales et éthiques, ce sont les histoires humaines qui donnent tout son sens à cette révolution médicale. En France, plusieurs femmes ont pu réaliser leur rêve de maternité grâce à des greffes d’utérus, principalement issues de donneuses vivantes et apparentées.

Déborah, pionnière française et double maman

Déborah, atteinte du syndrome MRKH, est la première femme en France à avoir bénéficié d’une greffe d’utérus en mars 2019, grâce au don de sa mère, Brigitte. Ce fut un “geste d’amour” et le “plus beau cadeau” que sa mère pouvait lui faire, lui permettant de “porter la vie et de devenir maman”.

Le parcours a été semé d’embûches, avec de nombreux examens, des comités éthiques et des entretiens psychologiques pour s’assurer du bien-être de toutes les parties. L’opération elle-même a été “très très lourde”, durant environ 13 à 14 heures pour la mère et 9 heures pour Déborah.

“Deux semaines après la greffe, à l’âge de 34 ans, j’ai eu mes règles pour la première fois de ma vie. C’était l’un des plus beaux jours de ma vie”, confie Déborah.

En février 2021, Déborah a donné naissance à Misha, le premier bébé français issu d’une greffe d’utérus. Elle attendait un second enfant pour mars 2023, consolidant son expérience en tant que double maman. Pour Déborah, cette greffe a été une opportunité de “renouer avec son corps” et de “voir ses capacités”, après avoir longtemps “voulu à son corps” de ne pas être “entièrement femme”.

Sa mère, Brigitte, voit ses petites-filles comme le résultat de l’aventure de Déborah et son mari, bien qu’elle soit consciente d’y avoir “un petit peu contribué”.

Nathalie et Océane : des parcours inspirants

Nathalie, également née sans utérus, a reçu l’organe de sa sœur aînée, Sylvie, en septembre 2022, lors de la deuxième greffe d’utérus en France. Ce fut une “prouesse médicale” et un “pas de géant” pour Nathalie. Au réveil de l’opération, elle a appelé son mari pour lui dire : “Chaton, tu sais quoi, ça y est, j’ai un utérus !”. Les deux sœurs, réunies le lendemain, ont partagé leur joie et leur soulagement en se répétant : “Bordel, on l’a fait”.

Plus récemment, en octobre 2023, Océane, 30 ans et atteinte du syndrome de Rokitansky, est devenue la troisième femme à bénéficier d’une greffe d’utérus en France, grâce au don de sa mère. Elle exprime la force symbolique de “garder un organe de sa mère en soi”. Ayant appris son diagnostic à 15 ans, Océane a dû faire le deuil de la maternité, mais a toujours suivi les avancées de la recherche. Lorsqu’elle a désiré fonder une famille, elle s’est renseignée et, après plus de deux ans de processus, l’opération a eu lieu.

Ces témoignages illustrent l’impact profond de la greffe d’utérus sur la vie des patientes, leur permettant de surmonter l’infertilité utérine et de réaliser leur désir de maternité. Ils soulignent également la complexité des procédures médicales et la dimension émotionnelle intense vécue par les donneuses et les receveuses.

Les résultats à travers le monde : où en est-on vraiment ?

Depuis la première naissance mondiale réussie en Suède en 2014, la transplantation utérine a connu une progression constante, bien que prudente.

Les chiffres clés de la transplantation utérine

À ce jour, environ une centaine de greffes ont été réalisées dans le monde, résultant en la naissance de 40 à 70 enfants en bonne santé selon les sources. Ces chiffres peuvent sembler modestes, mais ils témoignent d’une technique encore en phase d’expérimentation et de perfectionnement.

En France, quatre femmes ont été opérées et trois enfants sont nés grâce à cette technique, menée principalement par l’équipe du Professeur Jean-Marc Ayoubi à l’hôpital Foch de Suresnes.

Au Royaume-Uni, le programme INSITU a déjà permis deux naissances : une première en avril 2025 issue d’une greffe entre sœurs vivantes, et cette récente naissance historique en décembre 2025 grâce à un don post-mortem.

Les complications ne sont pas rares : environ 50% des grossesses réussies connaissent des complications maternelles ou obstétricales, nécessitant une surveillance médicale étroite. Cependant, aucun problème majeur n’a été rapporté chez les enfants nés de ces greffes.

Les pays pionniers et leurs protocoles

Plusieurs pays se sont positionnés comme pionniers dans ce domaine :

La Suède 🇸🇪 : Berceau de la technique avec le Pr Mats Brännström, la Suède affiche un taux de réussite remarquable avec sept succès sur neuf premières greffes avec donneuses vivantes, menant à huit naissances.

Le Brésil 🇧🇷 : Premier pays à réussir une naissance après greffe d’utérus de donneuse décédée en 2017, ouvrant la voie à cette approche alternative.

La France 🇫🇷 : Privilégie exclusivement les donneuses vivantes avec un protocole strict et des équipes d’experts qualifiés à l’hôpital Foch.

Les États-Unis 🇺🇸 : Plusieurs centres médicaux explorent les deux approches (donneuses vivantes et décédées) avec des protocoles innovants.

La Turquie 🇹🇷 : Met en avant des protocoles stricts et des équipes d’experts qualifiés pour des greffes efficaces.

La mise en place de la Société internationale de transplantation utérine (ISUTx) en 2016 vise à faire progresser les soins médicaux dans ce domaine grâce aux innovations scientifiques et au partage d’expériences entre équipes.

Les défis à venir et les perspectives d’avenir 🔬

Malgré les succès encourageants, la transplantation utérine reste une technique expérimentale confrontée à de nombreux défis.

Améliorer les taux de réussite

Le premier défi consiste à améliorer les taux de réussite, particulièrement pour les greffes issues de donneuses décédées. Les premières tentatives dans ce domaine avaient échoué aux États-Unis, en République tchèque et en Turquie avant le succès brésilien de 2017. Les recherches se concentrent sur :

  • L’optimisation des protocoles de prélèvement pour garantir la meilleure qualité possible de l’organe
  • L’amélioration des techniques de conservation de l’utérus entre le prélèvement et la transplantation
  • Le perfectionnement des protocoles immunosuppresseurs pour limiter le phénomène de rejet tout en réduisant les effets secondaires
  • Une meilleure compréhension des mécanismes immunologiques spécifiques à la greffe d’utérus

Vers une démocratisation de la technique ?

Pour que la greffe d’utérus devienne une option réellement accessible, plusieurs obstacles doivent être surmontés :

Le coût : Les interventions sont extrêmement onéreuses, mobilisant des équipes spécialisées pendant de longues heures. Au Royaume-Uni, le programme INSITU repose sur le financement d’une fondation et l’engagement bénévole des équipes médicales. Une prise en charge par les systèmes de santé publics nécessiterait une évaluation coût-bénéfice approfondie.

La formation des équipes : La complexité de l’intervention requiert des chirurgiens hautement spécialisés. Élargir l’accès à cette technique implique de former davantage de professionnels.

L’accès aux organes : Le développement des greffes à partir de donneuses décédées pourrait considérablement élargir le bassin de candidates potentielles, à condition que les taux de réussite continuent de s’améliorer.

Les innovations en cours

La recherche ne s’arrête pas aux techniques actuelles. Plusieurs pistes innovantes sont explorées :

Les utérus artificiels : Bien que relevant encore de la science-fiction, des recherches sont menées sur la création d’utérus artificiels qui pourraient un jour permettre la gestation sans transplantation.

La régénération tissulaire : Des travaux portent sur la possibilité de régénérer du tissu utérin à partir des cellules de la patiente elle-même, évitant ainsi les problèmes de rejet.

L’amélioration des traitements immunosuppresseurs : De nouvelles molécules plus ciblées et moins toxiques sont en développement.

La greffe d’utérus représente bien plus qu’une prouesse technique : elle incarne l’espoir pour des milliers de femmes de vivre pleinement leur désir de maternité. Comme le souligne Grace Bell, aucune parole ne suffira jamais à remercier les donneuses et leurs familles qui rendent ces miracles possibles. Avec environ une centaine de greffes réalisées dans le monde et des dizaines d’enfants nés en bonne santé, cette technique continue de progresser, portée par l’engagement de chercheurs et de médecins déterminés à repousser les limites du possible.

Pour les femmes atteintes du syndrome MRKH ou ayant subi une hystérectomie, cette avancée médicale offre une alternative concrète à l’adoption ou à la gestation pour autrui. Si le chemin reste long et complexe, jalonné d’examens médicaux, de comités d’éthique et d’interventions chirurgicales lourdes, le résultat final – tenir son enfant dans ses bras après l’avoir porté – justifie tous les efforts pour celles qui ont choisi cette voie extraordinaire. 💝

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Journaliste spécialisée en santé et bien-être, Camille informe avec clarté et passion pour inspirer des choix de vie sains et éclairés.

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