Qu’est-ce que l’Androcur et pourquoi est-il prescrit ? 🔍
Un médicament hormonal aux multiples usages
L’Androcur®, commercialisé par le laboratoire Bayer depuis les années 1980, contient de l’acétate de cyprotérone, un dérivé de la progestérone. Ce médicament possède une action antihormonale particulière : il s’oppose à l’action des hormones androgènes, principalement la testostérone. Il exerce également un effet contraceptif.
Pendant longtemps, l’Androcur a été largement prescrit pour diverses affections, parfois en dehors de ses indications officielles. De nombreuses femmes l’ont reçu pour traiter l’acné, les kystes ovariens ou l’endométriose, alors que ces usages ne figuraient pas parmi les autorisations de mise sur le marché.
Les indications officielles strictement encadrées
Aujourd’hui, l’utilisation de l’Androcur est strictement limitée à trois situations spécifiques :
- L’hirsutisme féminin sévère (pilosité excessive chez la femme)
- Le cancer de la prostate chez l’homme
- Les paraphilies (troubles de l’excitation sexuelle)
L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) encadre également son utilisation dans le cadre des parcours de transition de genre pour la féminisation. En revanche, son usage pour l’acné modérée ou comme simple contraceptif est formellement contre-indiqué.
Bon à savoir 💡 : L’Androcur ne doit jamais être utilisé comme un simple contraceptif. Si vous le prenez uniquement dans ce but, parlez-en rapidement à votre médecin pour trouver une alternative adaptée.
Le scandale sanitaire : un risque connu mais tardement communiqué ⚠️
Une alerte dès 2004 restée dans l’ombre
L’histoire du scandale Androcur révèle un dysfonctionnement majeur dans la chaîne de sécurité du médicament. Le laboratoire Bayer aurait identifié le surrisque de méningiome dès 2004, information qui a été reconnue par l’ANSM en 2009. Pourtant, aucune alerte précoce n’a été diffusée aux patientes concernées.
Des articles scientifiques évoquaient déjà un lien possible entre l’acétate de cyprotérone et l’apparition de méningiomes dès 2008. Le risque figure certes dans la notice du médicament depuis 2011, mais une communication étendue aux professionnels de santé et aux patientes n’est intervenue qu’en 2019 – soit 15 ans après la première alerte !
Les chiffres alarmants du risque de méningiome
Une étude de l’Assurance maladie a révélé des données particulièrement inquiétantes sur le lien entre Androcur et méningiome :
| Durée du traitement | Multiplication du risque |
|---|---|
| Plus de 6 mois | ×7 |
| Plus de 5 ans | ×20 |
Ces chiffres concernent l’Androcur et l’ensemble de ses génériques contenant de l’acétate de cyprotérone. Le risque augmente donc de manière exponentielle avec la durée d’utilisation, ce qui explique pourquoi de nombreuses femmes ayant pris ce traitement pendant des années se retrouvent aujourd’hui confrontées à de graves problèmes de santé.
La mobilisation des victimes et l’action judiciaire
Face à ce retard d’information ayant exposé des milliers de patientes à de graves séquelles, l’association de victimes Amavea a déposé une plainte contre X le 5 novembre 2024. L’objectif : obtenir l’ouverture d’une information judiciaire sur la gestion de ce scandale sanitaire.
En 2026, les procédures pénales et les demandes d’indemnisation se poursuivent activement. L’utilisation du médicament reste strictement encadrée par une attestation d’information annuelle et un suivi par IRM cérébrale obligatoire.
Méningiome : comprendre cette tumeur cérébrale liée à l’Androcur 🧠
Qu’est-ce qu’un méningiome exactement ?
Le méningiome est une tumeur qui se développe à partir des méninges, ces membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière. Dans la plupart des cas, il s’agit d’une tumeur non cancéreuse (bénigne). Cependant, même bénigne, cette tumeur peut entraîner de graves complications en raison de sa localisation et de la pression qu’elle exerce sur le cerveau.
Bien que qualifiés de « bénins », les méningiomes liés à l’Androcur peuvent nécessiter une intervention chirurgicale lourde (trépanation) et laisser des séquelles importantes. Certains peuvent même être de grade 2 ou 3, avec un risque élevé de récidive.
Les symptômes qui doivent alerter
Les méningiomes peuvent se manifester par une grande variété de symptômes neurologiques :
- Maux de tête fréquents et persistants
- Troubles de la vision (baisse de l’acuité visuelle, vision double)
- Troubles du langage (difficultés d’élocution, aphasie)
- Troubles de la mémoire et de la concentration
- Troubles de l’audition ou acouphènes
- Nausées et vertiges
- Convulsions ou crises d’épilepsie
- Perte de l’odorat
- Faiblesse musculaire ou paralysie
- Fatigue intense et chronique
Si vous prenez ou avez pris de l’Androcur et que vous présentez un ou plusieurs de ces symptômes, il est impératif de consulter rapidement votre médecin et de demander une IRM cérébrale.
L’impact sur la vie quotidienne des patientes
Les conséquences d’un méningiome vont bien au-delà des symptômes médicaux. De nombreuses patientes se retrouvent dans l’incapacité de travailler, de conduire, ou même d’assumer leurs responsabilités familiales. Les séquelles post-opératoires peuvent être permanentes et profondément handicapantes.

Témoignages : quand Androcur bouleverse des vies 💔
Des années de traitement, des conséquences dramatiques
Marlène, 39 ans, a pris Androcur pendant 12 ans. Après l’opération de son méningiome, elle a développé des troubles de la parole et des crises d’épilepsie. « Je ne peux plus conduire ni travailler, et ma vie familiale est complètement bouleversée », témoigne-t-elle. Son méningiome était de grade 2 ou 3, avec un risque élevé de récidive. L’analyse a révélé qu’il était presque entièrement constitué de particules d’Androcur.
Anna, 63 ans, a pris le traitement pendant 23 ans. Elle a souffert d’une errance médicale pendant trois ans, avec des troubles de la concentration, de la mémoire et une perte de vision, avant d’être diagnostiquée d’un méningiome rétro-orbitaire droit. Après avoir subi une trépanation, elle a découvert à son réveil que sa gynécologue continuait à lui prescrire de l’Androcur malgré ses antécédents !
Nadine, 41 ans, a pris le traitement pendant 10 ans pour l’endométriose. Elle a été surprise d’apprendre par son neurochirurgien que le lien entre Androcur et méningiomes était connu depuis longtemps. « Pourquoi personne ne m’en a parlé avant ? » s’interroge-t-elle avec amertume.
L’errance médicale et le manque d’information
Ces témoignages soulignent un problème récurrent : le manque d’information des patientes sur les risques de méningiomes liés à l’Androcur, malgré la mention de cet effet indésirable sur la notice depuis 2011. Le médicament a souvent été prescrit hors de ses indications autorisées, notamment pour l’acné, les kystes ovariens et l’endométriose.
Christine, qui a pris Androcur pendant 30 ans, a découvert son méningiome après avoir lu des témoignages en ligne. Son médecin généraliste n’était même pas informé du risque à ce moment-là. Cette situation illustre parfaitement le défaut de communication entre les autorités sanitaires, les laboratoires et les professionnels de santé de terrain.
La création d’associations pour accompagner les victimes
Emmanuelle Huet-Mignaton, lanceuse d’alerte, a développé cinq tumeurs cérébrales après avoir pris Androcur pour son endométriose. Son médecin lui a confirmé à 100 % le lien avec le traitement. Après une trépanation et une longue convalescence, elle a créé l’association AMAVEA pour accompagner les victimes et améliorer l’information des femmes sur les risques des traitements hormonaux.
« Mon objectif est que plus jamais une femme ne subisse ce que j’ai vécu sans avoir été correctement informée des risques », explique Emmanuelle.
Que faire si vous prenez actuellement de l’Androcur ? 📋
Le suivi médical obligatoire et l’IRM cérébrale
Si vous êtes sous Androcur, un protocole de surveillance strict doit être mis en place :
Réévaluation annuelle obligatoire : Votre traitement doit être réévalué au minimum une fois par an, que vous le preniez depuis peu ou depuis plusieurs années. Votre médecin doit s’assurer que le bénéfice du traitement reste supérieur aux risques.
Suivi par IRM cérébrale selon le schéma suivant :
– Une IRM en début de traitement
– Renouvellement dans les 5 ans
– Puis tous les 2 ans tant que l’IRM est normale et que le traitement est poursuivi
Si votre médecin ne vous a pas encore prescrit d’IRM cérébrale, demandez-lui immédiatement de vous en prescrire une. C’est votre droit et c’est essentiel pour votre sécurité.
L’attestation d’information annuelle
Au-delà d’un an de traitement, votre médecin doit vous remettre chaque année une attestation d’information que vous devez compléter et signer ensemble. Cette attestation atteste que vous avez bien été informée des risques liés au traitement.
Pour obtenir votre médicament en pharmacie, vous devez présenter systématiquement :
– Votre ordonnance
– Cette attestation annuelle (ou une copie)
Sans cette attestation, le pharmacien ne pourra pas vous délivrer le médicament.
Quand et comment arrêter le traitement
N’arrêtez jamais votre traitement brutalement sans en parler à votre médecin. Lui seul est en mesure de juger de votre prise en charge et de la pertinence d’un arrêt de traitement en tenant compte de votre situation médicale personnelle dans son ensemble (rapport bénéfice/risque individuel).
Si l’IRM révèle la présence d’un méningiome, le médecin vous demandera d’arrêter définitivement votre traitement car il est contre-indiqué en cas de méningiome (et en cas d’antécédent de méningiome). Vous serez alors orientée vers un neurochirurgien qui évaluera la prise en charge à adopter selon votre situation individuelle.
Si vous pensez avoir développé un effet indésirable en lien avec votre traitement, déclarez-le directement sur le portail de signalement des événements indésirables.
Les alternatives thérapeutiques à l’Androcur 💊
Les pilules contraceptives estroprogestatives en première intention
Les pilules contraceptives combinées constituent souvent le traitement de première intention pour l’hyperandrogénisme féminin. Elles agissent en bloquant la sécrétion d’androgènes par les ovaires et en augmentant la production de la SHBG (Sex Hormone Binding Globulin), qui lie les androgènes et diminue leur fraction libre et active.
Pour l’acné hormonale, certaines pilules contenant des progestatifs peu ou non androgéniques sont particulièrement efficaces :
– Norgestimate
– Désogestrel
– Gestodène
– Drospirénone
– Chlormadinone
Les pilules de 2ème génération au lévonorgestrel sont privilégiées en première intention pour leur profil de sécurité, bien que leur effet sur l’acné puisse être modéré.
Pour l’hirsutisme et l’alopécie androgénétique, les pilules contraceptives peuvent réduire la pilosité excessive et freiner la chute des cheveux en régulant les hormones.
La spironolactone : une option efficace et plus sûre
La spironolactone est un anti-androgène qui peut être une alternative efficace, notamment en deuxième intention, en relais de l’acétate de cyprotérone. Elle agit en bloquant les récepteurs aux androgènes et en inhibant l’activité de l’enzyme 5-alpha réductase.
Efficacité comparable : Des études ont montré une efficacité clinique de la spironolactone comparable à celle de l’acétate de cyprotérone dans le traitement de l’hyperandrogénie féminine, y compris l’hirsutisme et l’acné.
Posologie : La spironolactone se prend par voie orale, souvent à une dose quotidienne de 100 mg, parfois associée à une pilule progestative. Des doses plus faibles (50 ou 75 mg/jour) sont parfois proposées. Une surveillance de la kaliémie n’est généralement pas nécessaire pour des doses inférieures à 100 mg/jour.
Autres traitements selon les pathologies
Le finastéride, inhibiteur de la 5-alpha réductase, peut être proposé dans l’hirsutisme chez la femme en troisième intention (hors AMM), en association avec un estroprogestatif. Appliqué localement sur le cuir chevelu pour l’alopécie, le passage dans le sang est minime, réduisant ainsi les effets secondaires systémiques.
Le minoxidil est une lotion médicamenteuse appliquée localement sur le cuir chevelu pour stimuler la croissance des cheveux et ralentir leur chute. Il existe en dosages à 2 % (pour les deux sexes) et 5 % (réservé aux hommes, mais parfois recommandé chez les femmes dans certains cas). Les premiers résultats apparaissent généralement après quatre à cinq mois de traitement.
Le myo-inositol a montré une capacité à diminuer la testostérone chez les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) en améliorant l’ovulation et en élevant la SHBG.
Mesures hygiéno-diététiques : Pour les femmes souffrant de SOPK et en surpoids, une alimentation équilibrée et une augmentation de l’activité physique sont recommandées pour favoriser une perte de poids, ce qui peut améliorer les symptômes. L’épilation laser, électrique ou à la lumière pulsée peut également être proposée en association avec des traitements anti-androgènes pour l’hirsutisme.
Les actions légales en cours et les voies de recours ⚖️
La première condamnation historique de juin 2025
Un jalon important a été posé en juin 2025, lorsque le tribunal civil de Poitiers a, pour la première fois, condamné les laboratoires Bayer, Sandoz et Viatris. Ils ont été jugés responsables d’un « défaut d’information » et contraints de verser plus de 300 000 euros d’indemnisation à une femme de 55 ans ayant développé de multiples méningiomes après une prise prolongée d’Androcur et de ses génériques.
Le tribunal a également retenu une part de responsabilité du médecin prescripteur et du pharmacien. Cette décision constitue une première victoire majeure pour les victimes. Bayer a toutefois annoncé son intention de faire appel.
La décision du tribunal de Poitiers a souligné que Bayer n’avait pas suffisamment informé les généralistes et les pharmaciens des changements apportés à la notice d’Androcur, et que Sandoz et Viatris n’avaient modifié les notices de leurs génériques qu’après le diagnostic de la plaignante en 2013.
Les différentes procédures possibles pour les victimes
Plusieurs voies juridiques sont explorées par les victimes pour obtenir réparation :
Recours en responsabilité civile : Cette voie consiste à assigner les laboratoires devant les juridictions de droit commun pour obtenir une indemnisation des préjudices. Cette procédure, bien que potentiellement longue, vise à prouver le lien de causalité entre la prise d’Androcur et le méningiome.
Recours devant le juge pénal : Des plaintes pénales ont été déposées à Paris, au Pôle de Santé Publique du Tribunal de Grande Instance, dans le but de sanctionner les auteurs d’éventuelles infractions et d’obtenir des dommages et intérêts.
Recours devant le tribunal administratif : Deux requêtes ont été déposées en mars 2024 devant le tribunal administratif de Montreuil pour engager la responsabilité de l’État. L’ANSM est mise en cause pour avoir tardé à informer correctement les patientes des risques de tumeurs cérébrales, malgré des alertes précoces.
Procédures amiables via les CCI : Les Commissions de Conciliation et d’Indemnisation offrent une voie amiable et gratuite pour les victimes. Une expertise médicale est diligentée pour établir le lien de causalité et évaluer les préjudices, ce qui peut être plus rapide qu’une procédure judiciaire classique.
Comment obtenir une indemnisation
En juin 2025, environ 750 dossiers étaient en phase de montage, dont une centaine en cours d’expertise ou de premières requêtes judiciaires. L’Association d’aide aux victimes d’accidents corporels (AAVAC) envisage une action de groupe contre Bayer et milite pour la création d’un fonds d’indemnisation spécifique aux victimes d’Androcur.
Si vous êtes victime, vous pouvez :
1. Contacter l’association AMAVEA pour être accompagnée dans vos démarches
2. Saisir une Commission de Conciliation et d’Indemnisation (CCI)
3. Consulter un avocat spécialisé en droit de la santé
4. Constituer un dossier médical complet avec toutes vos ordonnances et comptes-rendus d’IRM
Effets secondaires et contre-indications à connaître 📌
Les effets indésirables chez la femme
Outre le risque de méningiome, l’Androcur peut entraîner chez la femme :
- Tension des seins
- Modification de la libido
- Troubles des règles (légers saignements entre les règles, arrêt des règles)
- Variation de poids
- Essoufflement
- Jambes lourdes
- Migraines et maux de tête
- Éruption cutanée
- Fatigue
- Agitation
- État dépressif
Les effets indésirables chez l’homme
Chez l’homme, l’Androcur peut provoquer :
- Baisse de la production des spermatozoïdes (habituellement réversible à l’arrêt du traitement)
- Stérilité temporaire
- Gynécomastie (développement des seins)
- Impuissance
- Baisse de la libido
- Sueurs et bouffées de chaleur
- Anémie
- Perte osseuse en cas de traitement prolongé
Les situations où Androcur est formellement interdit
L’Androcur ne doit jamais être utilisé dans les cas suivants :
- Maladie grave du foie
- Certaines maladies rares responsables d’un excès de bilirubine dans le sang
- Tuberculose ou détérioration de l’état général en lien avec une maladie grave
- Accident thromboembolique (phlébite, embolie pulmonaire, AVC, infarctus du myocarde) ancien ou survenant pendant le traitement
- Dépression grave
- Anémie falciforme
- En cas d’antécédent ou d’existence d’un méningiome (contre-indication absolue)
- Antécédent d’herpès gestationis, de jaunisse ou de démangeaisons prolongées au cours de la grossesse
- Pour le traitement de l’acné, de l’hirsutisme modéré ou en cas de ménopause
- Chez l’enfant et la femme ménopausée
Prévention et vigilance : les bonnes pratiques 🛡️
La prévention passe avant tout par l’information et la vigilance. Si vous êtes concernée par un trouble hormonal nécessitant un traitement, discutez avec votre médecin de toutes les alternatives disponibles avant d’envisager l’Androcur.
Privilégiez toujours la solution la moins risquée : dans de nombreux cas, des traitements alternatifs existent et présentent un profil de sécurité bien meilleur. Les pilules contraceptives estroprogestatives ou la spironolactone constituent souvent d’excellentes alternatives.
Ne restez jamais isolée : si vous avez pris ou prenez encore de l’Androcur, rejoignez les associations de patientes comme AMAVEA. Elles peuvent vous apporter un soutien précieux, des informations actualisées et vous accompagner dans vos démarches.
Soyez actrice de votre santé : n’hésitez pas à poser des questions à votre médecin, à demander des examens complémentaires si vous ressentez des symptômes inhabituels, et à consulter plusieurs avis médicaux si nécessaire.
Les mesures mises en place depuis 2018 par l’ANSM et l’Assurance Maladie ont entraîné une nette diminution de l’utilisation des fortes doses d’acétate de cyprotérone et une baisse des interventions chirurgicales pour les méningiomes. C’est une bonne nouvelle, mais elle ne doit pas faire oublier les milliers de femmes qui continuent de vivre avec les séquelles de ce scandale sanitaire.
L’histoire de l’Androcur nous rappelle l’importance cruciale de la transparence dans le domaine de la santé et du respect du principe de précaution. Chaque patiente a le droit d’être pleinement informée des risques liés à son traitement pour pouvoir faire un choix éclairé. C’est un droit fondamental qui ne devrait jamais être bafoué.













