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Accueil Bien-Être

Scrolling infini : pourquoi vous perdez la notion du temps sur votre téléphone

Camille par Camille
07/11/2026
dans Bien-Être, Santé
Temps de lecture : 13 minutes de lecture

Le défilement sans fin : une invention qui a changé nos vies 📱

Les origines du scrolling infini

L’histoire du scrolling infini commence en 2006, lorsque Aza Raskin, un spécialiste américain des interactions homme-machine, développe cette fonctionnalité alors qu’il travaille pour Humanized, une entreprise de conception d’interfaces utilisateur. Son objectif ? Rendre la navigation plus fluide en supprimant la nécessité de cliquer sur « Page suivante ».

Ironiquement, Raskin qualifie aujourd’hui sa propre invention de « cocaïne comportementale » et estime qu’elle est responsable d’une perte de temps équivalente à 200 000 vies humaines par jour. Un regret qui en dit long sur les conséquences imprévues de cette innovation.

Presque simultanément, Microsoft intégrait une fonctionnalité similaire dans la recherche d’images de MSN (aujourd’hui Bing) dès 2005, déposant même un brevet en février 2006. Mais c’est véritablement au début des années 2010 que le scrolling infini explose avec l’essor des réseaux sociaux.

Comment fonctionne techniquement cette fonctionnalité ?

Techniquement, le défilement infini repose sur le chargement dynamique du contenu. Grâce à des technologies web comme JavaScript et AJAX, de nouveaux éléments s’ajoutent automatiquement à la page sans nécessiter de rechargement complet. Cette approche élimine toute interruption, offrant une expérience continue et sans friction.

L’adoption massive par les réseaux sociaux

Facebook, Instagram, Twitter (aujourd’hui X) et TikTok ont rapidement adopté cette fonctionnalité pour maintenir leurs fils d’actualité dynamiques. Le résultat ? Une augmentation spectaculaire du temps passé sur les écrans. En France, le temps quotidien moyen sur les réseaux sociaux est passé d’environ 1h35 en 2013 à 2h23 en 2024, soit près de 50% d’augmentation.

Les 15-24 ans passent aujourd’hui près de 5 heures par jour sur leur téléphone, dont 3 heures sur les réseaux sociaux et messageries instantanées.

Ce qui se passe dans votre cerveau quand vous scrollez 🧠

Le système de récompense : votre cerveau accro à la dopamine

Comme l’explique Sylvie Volet, professeure des universités en psychologie à l’Université Clermont Auvergne et membre du laboratoire CNRS de psychologie sociale et cognitive (LAPSCO), le scrolling infini sollicite intensément notre système de récompense.

« Une vidéo amusante, une information surprenante ou une publication qui suscite notre intérêt a tendance à nous procurer une satisfaction immédiate – un peu comme manger un bonbon, faire un achat compulsif ou terminer une séance de sport particulièrement intense. »

Cette recherche de récompenses potentielles fait intervenir la dopamine, ce messager chimique impliqué dans la motivation et l’anticipation des récompenses. Le mécanisme est similaire aux machines à sous : chaque nouveau contenu visible agit comme une récompense variable et imprévisible, encourageant le cerveau à continuer de scroller dans l’espoir d’un stimulus plaisant.

Des recherches récentes ont même mis en évidence des changements structurels dans le cerveau. Une revue systématique d’études d’IRM a souligné que l’usage problématique des réseaux sociaux est associé à une réduction du volume du striatum ventral et de l’amygdale, ainsi qu’à des connexions atypiques dans le réseau attentionnel dorsal.

L’attention en mode « zapping permanent »

Le défilement continu sollicite également nos mécanismes attentionnels de manière intensive. Chaque nouvelle vidéo ou publication capte notre attention et nous incite à réorienter notre concentration vers un nouveau sujet. Lorsque cette alternance devient très fréquente, elle peut rendre plus difficile le maintien de l’attention sur une activité moins stimulante.

Bon à savoir 💡 : Cette difficulté à maintenir son attention ne signifie pas que le scrolling infini provoque un trouble de l’attention (TDA), qui est un trouble du neurodéveloppement héréditaire, mais il peut sérieusement affecter cette capacité.

Quand le geste devient un automatisme inconscient

À force de répétition, ouvrir une application et faire défiler les contenus peut se déclencher presque automatiquement, en réponse à l’ennui, à une notification ou à un moment d’inactivité. L’association entre certains signaux (une notification, un moment d’attente), le geste de consulter et la satisfaction obtenue renforce cette habitude, même lorsque les contenus ne nous intéressent pas particulièrement.

« On peut ainsi se retrouver à sortir machinalement son téléphone pour scroller, sans même en avoir vraiment conscience ni l’avoir vraiment décidé », explique Sylvie Volet.

Pourquoi le temps file sans que vous vous en rendiez compte ⏰

L’absorption cognitive : quand votre cerveau oublie de surveiller l’heure

Vous aviez prévu de consulter quelques vidéos pendant cinq minutes et, lorsque vous relevez la tête, plus d’une demi-heure s’est écoulée ? Ce phénomène s’explique par le fonctionnement même de notre attention.

« Lorsque nous sommes absorbés par une activité, nous consacrons moins de ressources cognitives à surveiller le temps qui passe », explique Sylvie Volet. C’est le cas lorsque nous regardons un film passionnant, jouons à un jeu vidéo, passons du bon temps avec des amis ou… faisons défiler des vidéos sur notre téléphone.

Notre perception de la durée dépend en effet de la manière dont nous répartissons notre attention. Lorsque nous scrollons, les contenus mobilisent notre attention les uns après les autres, nous laissant peu de ressources pour surveiller le temps qui s’écoule.

L’absence de point d’arrêt naturel

Le scrolling infini présente une particularité redoutable : les vidéos s’enchaînent sans début ni fin véritable. Contrairement à un film qui possède une durée définie, une intrigue et un dénouement, chaque nouvelle vidéo de quelques secondes capte à nouveau notre attention avec son lot d’images, de sons ou d’informations.

Cette succession de stimulations maintient notre intérêt et nous laisse moins disponibles pour prêter attention à la temporalité. En supprimant la « fin de page », le défilement infini retire les signaux de pause qui inciteraient le cerveau à s’arrêter.

Le piège de l’imprévisibilité : « et si la prochaine vidéo était géniale ? »

À tout cela s’ajoute le caractère imprévisible des contenus : la prochaine vidéo sera peut-être drôle, étonnante ou particulièrement intéressante. Cette incertitude nous encourage à poursuivre le défilement. Et faute de repère évident pour nous arrêter, nous pouvons continuer bien au-delà de ce que nous avions prévu.

« Le même phénomène se produit souvent avec les jeux vidéo, avec des jeunes gameurs qui peuvent facilement jouer toute une nuit sans s’en rendre compte ! », poursuit Sylvie Volet.

Illustration

Les conséquences invisibles du scrolling sur votre santé 💭

Une attention qui s’érode progressivement

À force de consulter des contenus courts qui se succèdent rapidement, certaines personnes peuvent trouver moins stimulantes les activités qui demandent de maintenir leur attention sur un même sujet : lire un livre, suivre un cours, regarder un film ou un documentaire.

Des études récentes indiquent une réduction de l’endurance à la lecture et une capacité d’attention plus difficile à mobiliser sur la durée. Habitués à passer rapidement d’un contenu à l’autre, beaucoup sont tentés de consulter leur téléphone dès qu’une activité leur paraît moins captivante.

La fin de l’ennui créatif

Scroller sans arrêt ne laisse plus de place à l’ennui. Or, si s’ennuyer est une sensation désagréable, c’est pourtant essentiel car c’est un moteur : c’est l’ennui qui incite à chercher par soi-même une activité, telle que dessiner, lire, faire du sport, bricoler, écouter de la musique.

Lorsque chaque moment d’inactivité est immédiatement comblé par un écran, ces occasions de découvrir spontanément ce qui nous plaît s’amenuisent. Dès qu’ils n’ont plus leur téléphone sous la main, certaines personnes peuvent avoir du mal à trouver comment s’occuper et ne plus savoir que faire face à l’ennui.

Le sentiment de vide après des heures de défilement

Ce phénomène limite les expériences qui permettent de développer ses goûts, ses centres d’intérêt et le sentiment d’être capable d’initier ses propres activités. « Certains jeunes peuvent ressentir de l’insatisfaction, de la frustration ou une impression de vide après de longues sessions de scrolling, notamment lorsqu’elles remplacent des activités qui leur procurent un sentiment d’accomplissement », souligne Sylvie Volet.

Le problème n’est donc pas seulement le temps passé sur le téléphone, mais aussi celui que l’on ne consacre pas à autre chose : approfondir un sujet qui nous passionne, échanger avec ses proches ou s’investir dans un projet contribue à construire ses compétences, ses relations et son identité.

Sommeil perturbé et fatigue chronique

Lorsque le défilement se prolonge tard le soir, il peut retarder l’heure du coucher et réduire le temps et la qualité du sommeil. L’exposition aux écrans retarde la production de mélatonine, l’hormone du sommeil, avec des conséquences possibles sur la concentration, la mémorisation et la régulation des émotions.

Le phénomène de « fatigue numérique » est également observé : le traitement continu d’un flux ininterrompu d’images, de textes et de sons entraîne un épuisement mental, même si la consommation est passive. Ce travail cognitif de faible intensité n’apporte pas de récupération et peut laisser un sentiment d’épuisement plus intense que des tâches légères.

Les changements structurels dans le cerveau

Cette surstimulation chronique perturbe les systèmes neuronaux liés à l’attention. Le contrôle de soi est affaibli pendant un défilement prolongé, avec une déconnexion du cortex préfrontal et une baisse de la mémoire de travail due à la surcharge cognitive.

Bonne nouvelle ✨ : Ces changements neurologiques ne sont pas permanents. La neuroplasticité du cerveau permet de « désapprendre » ces schémas acquis par des approches thérapeutiques ou simplement en instaurant des limites claires à l’utilisation des écrans.

Jeunes et scrolling : une génération particulièrement vulnérable 👨‍🎓

Des chiffres alarmants : 5 heures par jour sur smartphone

Les jeunes sont particulièrement exposés aux effets du scrolling infini. En France aujourd’hui, les 15-24 ans passent près de cinq heures par jour sur leur téléphone, dont trois heures sur les réseaux sociaux et messageries instantanées. Scroller régulièrement n’est pas nécessairement problématique, tant que ça n’a pas d’impact sur la vie quotidienne et n’empiète pas sur les autres activités.

L’impact sur la scolarité et les apprentissages

À l’école, une consultation fréquente du téléphone peut fragmenter le travail et détourner l’attention des apprentissages. À force de consulter des contenus courts qui se succèdent rapidement, certains jeunes peuvent trouver moins stimulantes les activités qui demandent de maintenir leur attention sur un même sujet : lire un livre, suivre un cours, regarder un film ou un documentaire.

Anxiété et dépression : des liens préoccupants

« Les jeunes ont l’impression d’avoir du mal à trouver un sens à leur vie, ce qui peut contribuer à l’anxiété, voire à la dépression, qui n’ont jamais été aussi fréquentes qu’aujourd’hui dans cette tranche d’âge », ajoute Sylvie Volet.

Le défilement constant et la comparaison en ligne peuvent accroître l’anxiété, diminuer la satisfaction de vie et l’humeur. Le « doomscrolling », qui consiste à rechercher et à s’exposer intensivement à des sujets tristes et sombres, amplifié par le défilement infini, peut également nuire à la santé mentale et déformer la perception de la réalité.

Témoignages : ceux qui ont réussi à décrocher

Chloé, 21 ans, a quitté les réseaux sociaux pour s’adonner à la lecture. Elle constate une diminution de son anxiété et une amélioration de sa concentration. « J’ai retrouvé le plaisir de me plonger dans un livre pendant des heures sans avoir envie de vérifier mon téléphone toutes les cinq minutes », témoigne-t-elle.

Alexandre, 26 ans, a choisi de désinstaller TikTok et Instagram de son téléphone. « Au début, c’était difficile. J’avais le réflexe de chercher les applications qui n’étaient plus là. Mais après quelques semaines, j’ai commencé à privilégier les interactions en face-à-face, et mon bien-être s’est nettement amélioré. »

Reprendre le contrôle : stratégies concrètes et efficaces 💪

Lorsqu’on a pris l’habitude de faire défiler les vidéos dès que l’on a quelques minutes devant soi, il est souvent difficile de s’en détacher. Il est heureusement possible de reprendre progressivement le contrôle de ses usages… « mais cela passe en premier lieu par une prise de conscience du problème et de ses conséquences », insiste Sylvie Volet.

L’idée n’est pas forcément de supprimer les réseaux sociaux, mais de retrouver la capacité de choisir quand on les consulte, pendant combien de temps et pour quelle raison.

Mesurer pour mieux comprendre

Première étape : prendre conscience du temps réellement consacré aux réseaux sociaux. Les fonctions « Temps d’écran » sur iPhone et « Bien-être numérique » sur Android permettent de connaître la durée quotidienne d’utilisation de chaque application.

Une fois la constatation faite, l’idée est de se fixer un objectif réaliste, en réduisant progressivement son temps de consultation plutôt qu’en cherchant à tout arrêter du jour au lendemain. L’abstinence totale peut créer de la frustration et mener à la rechute.

Créer de la « friction » pour casser l’automatisme

Une approche courante consiste à rendre le défilement moins accessible, créant ainsi une « friction » qui rompt l’automatisme :

Désactiver les notifications 🔕 : C’est l’une des premières mesures citées comme efficace. Chaque notification est une invitation à rouvrir l’application. Il est recommandé de désactiver toutes les notifications non essentielles (Instagram, TikTok, X) et de ne garder que les messages de personnes réelles (SMS, WhatsApp, appels). Les « pastilles rouges » (badges sur les icônes) qui indiquent le nombre de messages non lus sont aussi des déclencheurs puissants à désactiver.

Réorganiser l’écran d’accueil 📲 : Placer les applications de réseaux sociaux dans un dossier éloigné de l’écran d’accueil, voire sur une troisième page, permet de casser le réflexe du pouce. Taper le nom de l’application demande une intention, contrairement au fait de toucher une icône colorée par automatisme.

Passer l’écran en noir et blanc ⚫⚪ : Cette astuce est jugée très efficace car elle prive les applications des couleurs vives conçues pour stimuler la dopamine, les rendant ainsi moins attrayantes.

Éloigner physiquement le téléphone 📵 : Laisser son téléphone dans une autre pièce, surtout après le travail ou pendant les moments de concentration, réduit la tentation de l’attraper. Le fait de devoir se lever pour aller le chercher crée une « friction » suffisante pour décourager le geste réflexe.

Il est également intéressant de définir des moments sans téléphone, par exemple pendant les repas, les périodes de travail ou la dernière heure avant le coucher.

Les applications qui vous aident à vous déconnecter

Pour celles et ceux qui ont du mal à s’arrêter une fois leur téléphone en main, certaines applications permettent de rendre le scrolling moins automatique :

Application Plateformes Fonctionnalités principales
Stop Scroll iOS Utilise les fonctionnalités natives de temps d’écran pour suivre l’utilisation, fixer des limites et bloquer certaines applications
StayFree iOS et Android Visualise le temps d’écran, envoie des alertes en cas d’utilisation prolongée et bloque temporairement des applications
ScreenZen iOS et Android Impose un délai avant d’accéder à un réseau social, interrompt les sessions de scrolling ou bloque l’application une fois une limite atteinte
Forest iOS et Android Transforme la concentration en jeu : on plante un arbre virtuel qui grandit tant que l’on reste concentré

La pleine conscience : observer sans juger

La pleine conscience – ou mindfulness – consiste à porter volontairement son attention sur le moment présent, en observant ses sensations, ses pensées et ses émotions sans chercher immédiatement à les modifier.

« Pratiquée régulièrement, elle peut aider à retrouver la capacité à se concentrer et à se reconnecter au temps qui passe. Il existe d’ailleurs de nombreuses applications smartphone de méditation, qui permettent aux jeunes de méditer avec leur outil préféré », ajoute Sylvie Volet.

Avant de déverrouiller son téléphone, on peut prendre quelques secondes pour se demander : « Pourquoi ai-je envie de le consulter ? Est-ce que je cherche une information précise, ou est-ce simplement un réflexe ? » Si l’on ressent de l’ennui ou de l’agitation, essayer de rester quelques instants avec cette sensation, en l’observant sans la juger et en portant attention à sa respiration.

Il n’est pas nécessaire de méditer longtemps : quelques minutes par jour pour commencer. Les études sur la pleine conscience suggèrent des bénéfices possibles sur l’attention et la régulation émotionnelle.

Remplacer plutôt qu’interdire : trouver des alternatives enrichissantes

Pour réduire le temps passé à scroller, il ne suffit pas de supprimer une habitude : encore faut-il trouver par quoi la remplacer. Le sport, la musique, le dessin, la photographie, le théâtre, le bénévolat ou l’engagement militant offrent autant d’occasions de mobiliser son attention autrement, de développer ses compétences et de nouer des relations en dehors des écrans.

« L’intérêt est aussi de retrouver le plaisir d’une activité dans laquelle on progresse, de découvrir ce qui nous passionne et de se sentir acteur de son temps libre », souligne Sylvie Volet.

Quelques idées concrètes 🎨 :
– Lire un livre, faire des mots fléchés
– Pratiquer une activité créative (dessin, musique, écriture)
– Faire du sport ou de la randonnée
– S’engager dans du bénévolat
– Passer du temps avec ses proches sans écran
– Apprendre une nouvelle compétence (cuisine, bricolage, langue étrangère)

Pour ceux qui ont pris l’habitude de passer d’une vidéo de quelques secondes à la suivante, regarder un film de deux heures peut sembler moins stimulant. Pour retrouver le goût des formats longs, mieux vaut y aller progressivement : commencer par un épisode de série ou un documentaire court, puis choisir des films plus longs au fil du temps. Et surtout, on laisse son téléphone en mode silencieux et hors de portée pendant la séance !

L’objectif n’est pas de remplir chaque minute de la journée, mais de retrouver un équilibre entre les moments de divertissement numérique et les expériences qui nourrissent la curiosité, les relations et le sentiment d’accomplissement.

Les regrets du créateur : « une cocaïne comportementale » ⚠️

L’histoire du scrolling infini se termine sur une note ironique et préoccupante. Aza Raskin, son créateur, a exprimé publiquement ses regrets quant à son invention. Il la qualifie aujourd’hui de « cocaïne comportementale » ou de « machine à sous » pour l’esprit, reconnaissant son rôle dans le développement de comportements compulsifs.

Ces préoccupations ont même conduit à des propositions de législation, comme le « Social Media Addiction Reduction Technology (SMART) Act » aux États-Unis, visant à réglementer ces technologies perçues comme addictives.

Le scrolling infini n’est donc pas nocif par principe, et son utilisation quotidienne ne suffit pas à parler d’addiction. C’est surtout lorsque le comportement devient difficile à contrôler, qu’il se poursuit malgré ses conséquences et qu’il se fait au détriment du sommeil, des relations sociales, des études ou des activités habituelles qu’il devient préoccupant.

Il est alors utile de chercher comment reprendre progressivement la maîtrise de ses usages et redonner une place aux activités pratiquées hors écran. Car comme le rappelle Sylvie Volet : « L’essentiel est de ne plus consulter son écran systématiquement par réflexe, mais de le faire avec une intention précise. »

Reprendre le contrôle de son temps d’écran, c’est finalement reprendre le contrôle de son temps tout court, et donc de sa vie. Une petite révolution à portée de main… ou plutôt, à portée de téléphone éteint ! 😊

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Journaliste spécialisée en santé et bien-être, Camille informe avec clarté et passion pour inspirer des choix de vie sains et éclairés.

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