Quand le cœur des femmes envoie des signaux d’alerte méconnus
Selon le Dr Stéphane Manzo-Silberman, cardiologue à l’Institut de Cardiologie de la Pitié-Salpêtrière, les maladies cardiovasculaires tuent davantage de femmes que le cancer du sein. Pourtant, elles restent encore aujourd’hui mal connues, mal diagnostiquées, et trop souvent banalisées. Un chiffre résume le problème : selon l’enquête ORGANON-IPSOS menée fin 2025 dans sept pays européens, 52 % des femmes françaises n’ont jamais discuté de leur santé cardiaque avec un médecin — contre 39 % des hommes.
Un constat alarmant : les maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité féminine
En France, près de 75 000 femmes décèdent chaque année d’une maladie cardiovasculaire, soit environ 200 décès par jour, une femme toutes les 7 minutes. Ce bilan est cinq à six fois plus élevé que les décès liés au cancer du sein. Les maladies cardiovasculaires sont la deuxième cause de mortalité chez les femmes en France, après l’infarctus du myocarde et devant les accidents vasculaires cérébraux.
Plus inquiétant encore : l’infarctus du myocarde chez la femme survient de plus en plus tôt. Un infarctus sur quatre chez les femmes a lieu avant 65 ans, contre un sur six il y a 20 ans. Le taux d’hospitalisation pour infarctus augmente de 5 % par an chez les femmes âgées de 45 à 54 ans. Une augmentation de 25 % de l’incidence de l’infarctus du myocarde chez les femmes non ménopausées, particulièrement entre 45 et 64 ans, a été observée ces dernières années.
Les 5 symptômes trompeurs qui doivent vous alerter
Contrairement à ce que l’on croit, la douleur thoracique reste le symptôme le plus fréquent chez la femme comme chez l’homme : 80 % des cas, et même 90 % chez les moins de 50 ans. Mais les femmes présentent plus souvent des signes associés qui peuvent prendre le dessus et égarer le diagnostic. Voici les cinq symptômes que vous ne devez absolument pas ignorer :
1. Une fatigue intense et inexpliquée qui ne passe pas 😴
Cette fatigue n’est pas celle que vous ressentez après une journée chargée. C’est une fatigue brutale, écrasante, qui vous empêche de faire vos activités habituelles. Florence, dont le témoignage illustre parfaitement cette réalité, a d’abord attribué ses symptômes à des crises d’angoisse. Pendant plusieurs semaines, son infarctus est passé inaperçu. Cette fatigue inhabituelle peut apparaître plusieurs jours avant l’infarctus et doit vous alerter, surtout si elle s’accompagne d’autres symptômes.
2. Un essoufflement inhabituel, même au repos 💨
Vous êtes essoufflée en montant quelques marches alors que vous n’aviez aucun problème auparavant ? Vous avez du mal à respirer en position allongée ? Nicole, 65 ans, a ressenti cet essoufflement accompagné de vertiges et de nausées plusieurs jours avant sa crise cardiaque. Cet essoufflement peut survenir à l’effort léger ou même au repos, et ne doit jamais être banalisé.
3. Des nausées et troubles digestifs persistants 🤢
Ghislaine, 48 ans, a expérimenté une douleur sourde à l’estomac qu’elle a prise pour une crise d’acidité. Ces troubles digestifs — nausées, vomissements, brûlures d’estomac, sensation d’indigestion — sont fréquemment confondus avec des problèmes gastriques. Ils peuvent être les seuls symptômes d’un infarctus chez certaines femmes, particulièrement lorsqu’ils apparaissent brutalement et sans explication.
Bon à savoir : Les femmes ont tendance à sous-estimer ces symptômes et à les attribuer au stress, à la fatigue ou à des problèmes digestifs. Cette minimisation contribue au retard de diagnostic et peut avoir des conséquences fatales.
4. Des douleurs dans le dos, la mâchoire ou le cou 😣
Letizia Rampinelli a éprouvé des douleurs aiguës dans la poitrine, se manifestant par vagues et irradiant vers la mâchoire et la tête. Sybille Widmer, 43 ans, a eu de fortes douleurs dans le bras gauche et le dos, initialement diagnostiquées comme un problème aux vertèbres cervicales. Ces douleurs, souvent localisées entre les omoplates, dans le haut du dos, la mâchoire, le cou ou l’épaule, sont fréquemment attribuées à des problèmes musculaires ou articulaires.
5. Une anxiété soudaine avec sensation de mort imminente 😰
Ce symptôme est particulièrement troublant : une anxiété brutale, une sensation de catastrophe imminente, parfois accompagnée de sueurs froides, de vertiges ou d’étourdissements. Cette impression de faiblesse généralisée et cette peur intense ne doivent pas être confondues avec une simple crise d’angoisse, surtout si elles surviennent sans raison apparente et s’accompagnent d’autres symptômes.
Pourquoi ces symptômes passent-ils inaperçus ? 💔
Des différences biologiques et hormonales méconnues
Les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas qu’une question de stéréotypes. Elles sont ancrées dans la biologie et l’anatomie. Les femmes ont des vaisseaux coronariens plus petits que les hommes, ce qui peut rendre le traitement par cathéter plus complexe. L’athérosclérose elle-même semble se développer différemment chez les femmes.
Avant la ménopause, les femmes bénéficient d’une certaine protection hormonale liée aux œstrogènes. Mais cette protection disparaît brutalement après la ménopause, entraînant une rigidification des artères, une augmentation du mauvais cholestérol et une redistribution des graisses autour du ventre. « Avec la chute des hormones féminines, le profil qui était protecteur devient à risque », explique le Dr Manzo-Silberman.
Les femmes sont également plus fréquemment atteintes de maladies auto-immunes et inflammatoires, lesquelles accélèrent le vieillissement artériel et influencent la formation de caillots sanguins. Ces différences au niveau de la structure moléculaire des cellules influencent la capacité de réparation des dommages cellulaires, et ce, dès le développement embryonnaire.
Le poids des stéréotypes : “l’infarctus, c’est une affaire d’hommes”
Pendant longtemps, l’infarctus a eu le visage d’un homme de 60 ans au teint grisâtre, la main sur la poitrine. Cette image a la vie dure — et elle coûte cher aux femmes. Un sondage de 2023 pour la Fédération Française de Cardiologie révèle qu’une femme sur deux entre 18 et 25 ans pense que les maladies cardiovasculaires touchent principalement les hommes, démontrant une méconnaissance persistante du risque.
Cette perception erronée ne concerne pas seulement les patientes. Pendant des années, les symptômes féminins ont été qualifiés d’« atypiques », ce qui revenait à les minimiser. « Il n’est plus légitime de parler de signe atypique : cela contribue au retard de diagnostic chez la femme en particulier », tranche le Dr Manzo-Silberman. Les professionnels de santé eux-mêmes ne sont pas toujours suffisamment alertés par ces symptômes, ce qui explique en partie pourquoi les femmes décèdent plus souvent d’un infarctus, bien qu’elles soient moins fréquemment touchées.
Un retard de diagnostic aux conséquences dramatiques
Ce retard s’explique par plusieurs facteurs qui se renforcent mutuellement. D’abord, une tendance générale à sous-estimer le risque cardiaque chez les femmes. Ensuite, des outils d’évaluation du risque qui, longtemps, sous-estimaient ce risque chez elles : l’hypertension, l’excès de cholestérol ou le diabète étaient moins bien corrigés, et les symptômes moins bien explorés.
Sybille Widmer a vu six précieuses heures s’écouler avant que le diagnostic ne soit posé et qu’une intervention ait lieu, car personne n’avait pensé à un infarctus. Florence a vécu avec son infarctus pendant plusieurs semaines avant d’être prise en charge. Ce retard de prise en charge est courant et contribue à une surmortalité chez les femmes victimes d’infarctus.
Les facteurs de risque qui frappent plus fort chez la femme
Les facteurs de risque classiques — tabac, hypertension, excès de cholestérol, diabète, surpoids, sédentarité, antécédents familiaux — concernent les femmes autant que les hommes. Mais certains d’entre eux ont un impact particulièrement sévère chez elles.
Le tabac : l’ennemi numéro 1 des femmes jeunes 🚬
Le tabagisme est en augmentation chez les femmes de 35 à 64 ans et représente le facteur le plus redoutable chez la femme jeune. Il multiplie par 3 le risque d’infarctus chez la femme (contre un facteur 2 chez l’homme), et même par 13 avant 50 ans. En combinaison avec la pilule contraceptive à base d’œstrogènes non naturels, le risque cardiovasculaire augmente encore davantage.
Le diabète : un impact cardiovasculaire majoré 📊
Le diabète a un effet encore plus marqué chez les femmes que chez les hommes. Les femmes diabétiques ont un risque de maladies cardiaques lié à l’athérosclérose 50 % plus élevé que les hommes diabétiques. « Ces deux facteurs [tabac et diabète] ont un effet particulièrement sévère chez la femme », insiste le Dr Manzo-Silberman.
Les périodes hormonales à surveiller de près
S’ajoute une prise en compte encore insuffisante de situations propres à la vie féminine — certaines complications pendant la grossesse, une ménopause précoce, l’endométriose ou le syndrome des ovaires polykystiques — qui justifient un suivi cardiaque plus attentif et sont encore trop rarement identifiées lors des consultations.
La grossesse : un test cardiovasculaire grandeur nature 🤰
La grossesse peut être considérée comme un véritable test cardiovasculaire. Une tension trop élevée, un diabète gestationnel ou une prééclampsie (une forme grave d’hypertension en fin de grossesse) ne disparaissent pas avec l’accouchement. Selon le Dr Manzo-Silberman, « ces complications multiplient le risque d’un problème cardiaque dans les 5 à 10 ans suivants par un facteur 1,5 à 3 ».
Pourtant, 74 % des femmes concernées n’ont jamais été informées de ce lien. D’autres complications obstétricales comme les naissances prématurées ou le retard de croissance du bébé sont également associées à un risque accru de maladies cardiovasculaires à moyen et long terme.
La ménopause : quand la protection hormonale disparaît
La ménopause, surtout précoce (avant 40 ans) ou prématurée (avant 45 ans), bouleverse le profil cardiovasculaire. « Avec la chute des hormones féminines, le profil qui était protecteur devient à risque : les artères se rigidifient, le mauvais cholestérol augmente, les graisses se redistribuent autour du ventre », détaille le cardiologue. Or 4 femmes ménopausées sur 10 n’ont jamais abordé ce sujet avec un médecin.
Une ménopause précoce est associée à un risque globalement plus élevé de cardiopathie ischémique et de mortalité. Ces moments — grossesse, période qui suit l’accouchement, approche de la ménopause — relèvent souvent du suivi gynécologique. Ils pourraient devenir de vraies opportunités de prévention cardiaque si les professionnels de santé s’en saisissent.

Florence, Nicole, Ghislaine : ces femmes qui ont frôlé le pire 🚨
Les témoignages de femmes ayant vécu un infarctus illustrent de manière poignante la réalité de ces symptômes trompeurs et l’impact d’un diagnostic tardif.
Florence a souffert de douleurs thoraciques qu’elle a d’abord attribuées à des crises d’angoisse, accompagnées d’une oppression et d’un léger étouffement. Son généraliste a initialement traité ce qu’il pensait être de l’arthrose en raison d’une douleur au bras, puis des problèmes digestifs, retardant ainsi le diagnostic de plusieurs semaines.
Nicole, 65 ans, a ressenti des sueurs froides et une forte douleur à la mâchoire lors de sa crise cardiaque, des jours après avoir eu des vertiges, des nausées et de la fatigue. Eveline a décrit une barre oppressante aux clavicules et une fatigue étrange.
Ghislaine, 48 ans, a expérimenté un essoufflement, une douleur sourde à l’estomac, une raideur au cou, une fatigue intense et des élancements dans les bras, pensant à une crise d’acidité. Ces exemples soulignent l’importance de ne pas minimiser ces manifestations et de consulter rapidement.
Citation du Dr Manzo-Silberman : « Les maladies cardiovasculaires concernent aussi les femmes, parfois dès un âge jeune, et chaque minute compte en cas de symptômes. Une douleur dans la poitrine, un essoufflement inhabituel, une fatigue brutale, des sueurs ou une douleur qui remonte vers le dos, le bras ou la mâchoire ne doivent jamais être banalisés. En cas de doute, appelez immédiatement le 15. »
200 décès par jour en France : des chiffres qui interpellent
Une progression inquiétante chez les femmes jeunes
Chaque année, près de 73 000 à 75 000 femmes décèdent d’une maladie cardiovasculaire en France, ce qui représente environ 200 décès par jour, soit une femme toutes les 7 minutes. Près de 400 000 femmes sont hospitalisées chaque année à la suite d’une maladie cardiovasculaire, dont 33 % avant l’âge de 65 ans. En 2022, 23 % des hospitalisations pour cardiopathie ischémique concernaient des femmes.
À l’échelle mondiale, les maladies cardiovasculaires sont également la principale cause de décès chez les femmes, responsables de 30 % des décès annuels. Près de 8,5 millions de femmes meurent chaque année de maladies cardiaques dans le monde.
Des inégalités de prise en charge persistantes
Les femmes sont moins souvent admises en soins intensifs cardiologiques et ont une mortalité précoce plus élevée. Des études suggèrent une sous-prescription de traitements efficaces après la prise en charge initiale de l’infarctus chez les femmes. Les programmes de réadaptation cardiaque sont moins souvent prescrits et moins utilisés par les femmes.
Les femmes peuvent également réagir différemment aux médicaments et présenter plus d’effets secondaires, en raison notamment d’une surexposition aux doses et de pharmacocinétiques distinctes. Les femmes subissent un infarctus en moyenne dix ans plus tard que les hommes, souvent avec des comorbidités supplémentaires, ce qui peut influencer les résultats du traitement.
Il existe également une sous-représentation des femmes dans les essais cliniques, ce qui contribue à une méconnaissance des symptômes spécifiques au sexe. 89 % des femmes présentent au moins deux facteurs de risque cardiovasculaire et sont considérées à “haut risque cardiovasculaire”, selon l’Observatoire national de la santé des femmes 2024.
Les initiatives pour sauver des vies
Face à ce constat alarmant, plusieurs initiatives et campagnes de sensibilisation visent à améliorer la prévention et le diagnostic des maladies cardiovasculaires chez les femmes en France.
Le Bus du Cœur des Femmes : dépister pour mieux prévenir 🚌
Le fonds de dotation Agir pour le Cœur des Femmes, créé en 2020, s’est fixé pour ambition de faire reculer ces maladies et de sauver 100 000 vies de femmes d’ici 2030. Parmi leurs initiatives phares, le Bus du Cœur des Femmes est une opération de dépistage et de repérage cardio-gynécologique itinérante, la plus vaste en France.
Il offre des examens médicaux complets et des conseils de prévention, en particulier aux femmes en situation de précarité. En 2025, près de 15 000 femmes avaient déjà été dépistées, révélant que 90 % d’entre elles cumulaient au moins deux facteurs de risque cardiovasculaires. Cette initiative démontre l’importance du dépistage actif et de l’accessibilité des soins.
“Tu as vu ta/ton CARDIO ?” : une campagne pour changer les mentalités 📺
La Fondation Cœur & Recherche, en collaboration avec la Société Française de Cardiologie, a lancé une campagne intitulée « Tu as vu ta/ton GYNECO ! et ta/ton CARDIO ? ». Ce clip de sensibilisation, diffusé nationalement à la télévision et au cinéma, vise à alerter sur l’importance du suivi cardiovasculaire féminin à tous les âges de la vie et à encourager le dépistage précoce.
L’objectif est de créer un réflexe de consultation cardiologique similaire au suivi gynécologique et de susciter un mouvement comparable à « Octobre rose » pour la santé cardiaque des femmes. La campagne souligne qu’environ 80 % des maladies cardiovasculaires pourraient être évitées grâce à une meilleure prévention.
La Fédération Française de Cardiologie (FFC) met également en évidence que malgré une baisse générale des maladies cardiovasculaires, l’incidence des infarctus augmente chez les femmes jeunes. Elle attribue ce paradoxe à des risques minimisés, une prise en charge tardive, des traitements non adaptés et une réadaptation insuffisante.
Ce que vous devez faire dès maintenant pour protéger votre cœur ❤️
Les examens à réclamer à votre médecin
Un suivi médical régulier est crucial pour la prévention des maladies cardiovasculaires chez les femmes. Un bilan cardiovasculaire complet est recommandé pour toutes les femmes à partir de 50 ans, voire plus tôt en présence de facteurs de risque spécifiques. Ce bilan peut inclure :
| Examen | Objectif |
|---|---|
| Électrocardiogramme (ECG) | Mesurer l’activité électrique du cœur et détecter des irrégularités |
| Échographie cardiaque | Créer des images du cœur par ultrasons |
| Bilan lipidique approfondi | Vérifier les taux de cholestérol (HDL, LDL) et de triglycérides |
| Mesure de la tension artérielle | Surveiller l’hypertension, facteur de risque majeur |
| Surveillance de la glycémie | Dépister le diabète |
| Évaluation de la fonction thyroïdienne | Particulièrement après la ménopause |
Les femmes confrontées à des niveaux élevés de stress, des horaires de travail exigeants, ou ayant des antécédents familiaux de maladies cardiaques précoces, devraient être particulièrement vigilantes et inclure ces tests dans leur suivi régulier.
Les gestes du quotidien qui changent tout
Les professionnels de santé insistent sur l’adoption d’un mode de vie sain, capable de prévenir jusqu’à 80 % des maladies cardiovasculaires :
✅ Alimentation équilibrée : Privilégiez une alimentation saine, ni trop grasse, ni trop sucrée, ni trop salée, et limitez la consommation d’alcool.
✅ Activité physique régulière : Pratiquez au moins 30 minutes d’activité physique modérée par jour, cinq fois par semaine.
✅ Arrêt du tabac : Le tabagisme augmente considérablement le risque d’infarctus chez les femmes, en particulier avant 50 ans (multiplié par 13).
✅ Gestion du stress : Le stress chronique est plus délétère pour la fonction endothéliale féminine. Des techniques de gestion du stress et un soutien psychologique peuvent être bénéfiques.
✅ Surveillance du poids : L’obésité et le surpoids (IMC ≥ 25 kg/m² et tour de taille > 80 cm) sont des facteurs de risque importants.
« La prévention cardiaque chez la femme ne devrait pas débuter à un âge fixe, mais s’inscrire tout au long de la vie en fonction de son profil de risque », résume le Dr Manzo-Silberman.
En cas de doute : le 15 sans hésiter ☎️
Deux situations doivent alerter sans attendre : une gêne qui apparaît à l’effort, ou une douleur qui persiste au repos. Toute gêne intense qui dure plus de 20 minutes impose d’appeler le 15 immédiatement.
Ne banalisez jamais ces symptômes. La fatigue, l’essoufflement ou les nausées ne doivent pas être automatiquement attribués au stress — ils doivent d’abord être explorés d’un point de vue cardiaque, surtout chez les femmes présentant des facteurs de risque.
Votre vie peut dépendre de votre capacité à reconnaître ces signaux d’alerte et à agir rapidement. Chaque minute compte en cas d’infarctus. N’attendez pas que les symptômes s’aggravent, ne minimisez pas votre douleur, et surtout, n’hésitez jamais à appeler les secours. Votre cœur mérite toute votre attention, à chaque étape de votre vie. 💪













